Masques d'apnée posés sur le sable de la plage

Comment choisir son masque d'apnée : le guide (et nos erreurs)

Le masque est le seul équipement qui touche ton visage, ton nez et ta vue en même temps. C'est aussi celui qu'on rate le plus souvent. J'en suis à mon quatrième en un an, donc je connais les pièges. Voici ce qui compte vraiment avant d'acheter. Pour le reste de l'équipement, le guide du matériel pour débuter t'attend.

Masques d'apnée posés sur le sable de la plage

1. Un volume faible

Plus on descend, plus l'air dans le masque est comprimé, et plus le masque se plaque sur ton visage. Pour l'éviter, tu souffles un peu d'air par le nez à l'intérieur. Un masque à faible volume contient moins d'air, donc il demande moins d'efforts de compensation. C'est le critère numéro un en apnée pour éviter de perdre trop d'air pour cette compensation.

2. Le test d'étanchéité, sans sangle

En magasin, pose le masque sur ton visage sans la sangle et inspire doucement par le nez. S'il tient tout seul, la jupe épouse bien ton visage. S'il se décroche, passe au suivant : aucune sangle ne rattrape un mauvais ajustement.

3. La jupe en silicone : noire ou transparente

Une jupe noire coupe les reflets et aide à rester concentré. Une jupe transparente laisse entrer plus de lumière et donne une impression d'espace. Aucune des deux n'est meilleure : c'est une question de goût. Dans les deux cas, choisis un silicone souple, qui ne marque pas le front.

4. Le verre et le champ de vision

Le verre trempé est la norme. Avec un faible volume, le champ de vision est plus étroit : c'est normal, on s'y habitue vite. Vérifie surtout que le masque ne te presse ni sur le front ni sur le nez, car c'est ce qui donne mal à la tête après dix minutes dans l'eau.

5. Barbe ou moustache : le vrai casse-tête

Les poils sous le nez cassent l'étanchéité, et l'eau remonte. Certains plongeurs appliquent une fine couche de vaseline sur la moustache, d'autres changent de masque jusqu'à trouver la bonne jupe et il y a encore ceux qui se rasent une bande de 5mm sous le nez.

6. Le premier usage et l'antibuée

Un masque neuf a souvent un film de silicone sur le verre, qui provoque de la buée. Avant la première sortie, frotte l'intérieur du verre avec un peu de dentifrice non abrasif (il y a aussi la version avec un briquet pour chauffer le verre, mais certains la déconseillent si ton verre a une couche de protection antibuée intégrée), puis rince bien. Ensuite, avant chaque plongée, utilise un produit antibuée adapté (ou la version la plus habituelle, crache dedans), et rince le masque à l'eau.

7. Et après le masque : lunettes et lunettes remplies d'eau

En progressant, certains apnéistes abandonnent le masque pour réduire encore l'air à compenser. C'est du matériel plus spécialisé, qui ne se choisit pas pour débuter, mais il est bon de savoir que ça existe.

Les lunettes avec pince-nez. Ce sont de petites lunettes qui ne couvrent que les yeux, associées à un pince-nez. Elles contiennent très peu d'air, mais comme on ne peut plus souffler par le nez à l'intérieur, on les réserve surtout à la piscine et aux faibles profondeurs. Avec le pince-nez, on compense les oreilles sans les mains, avec une technique comme Frenzel, à apprendre avec un instructeur.

Les lunettes remplies d'eau. Certains apnéistes, surtout en profondeur, utilisent des lunettes qu'ils remplissent d'eau avant de plonger. Sans poche d'air devant les yeux, il n'y a plus rien à compenser. En contrepartie, la vision est différente de celle d'un masque et demande un temps d'adaptation.

Pour la grande majorité des débutants, un bon masque à faible volume reste le meilleur point de départ.

Notre conseil

Essaie deux ou trois modèles le même jour, garde-les sur le visage quelques minutes, et choisis celui que tu oublies. Un bon masque ne se sent pas.

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